L'IA fait désormais partie intégrante du quotidien de nombreuses personnes, les aidant à transformer des idées en publications ou en plans d'action et à accélérer la création de contenu. Mais force est aussi de constater que beaucoup de personnes l'utilisent pour créer du contenu, souvent sans valeur ajoutée, voire même des commentaires, qui sont rédigés par des outils d’IA.
Depuis quelques années, LinkedIn est inondé et le défi consiste à distinguer les informations pertinentes de ce que beaucoup qualifieraient de « bouillie générée par l'IA » : contenu plein de mots mais dénué de substance.
La vice-présidente et rédactrice en chef chez LinkedIn, Laura Lorenzetti déclare : « La création de contenu sur la plateforme a augmenté de 14 % d'une année sur l'autre ». Ce n'est pas surprenant, dans la mesure où l'IA a facilité plus que jamais la création de contenu ; toutefois, cela signifie aussi qu'il est devenu plus aisé de produire une grande quantité de contenu qui ne dit pas grand-chose.
LinkedIn a décidé de mettre au point des outils IA pour lutter contre les contenus à base d'IA. Dans la pratique, ce sera pour identifier :
- Les publications génériques générées par IA,
- Les commentaires publiés massivement par le biais d'outils d'automatisation,
- Les réponses qui se contentent de reformuler le message d'origine sans apporter la moindre valeur ajoutée.
Une fois détecté, LinkedIn limite la visibilité dans son fil de recommandations plutôt que de les supprimer purement et simplement. La plateforme revendique un taux de détection de 94 % lors des premiers tests, ciblant les publications conçues pour susciter artificiellement l'engagement, les contenus d'opinion recyclés, les messages aux formats stéréotypés et les commentaires générés par des bots. Les contenus assistés par IA apportant des idées originales restent autorisés. Toutefois, des critiques soulignent que l'entreprise n'a pas communiqué les taux de faux positifs et que le calendrier de déploiement demeure flou. Cette initiative illustre la tendance générale du secteur à vouloir détecter les contenus générés par IA, tout en mettant en lumière un paradoxe : Microsoft, la maison mère de LinkedIn, est un investisseur majeur d'OpenAI, et LinkedIn propose lui-même son propre assistant de rédaction basé sur l'IA.
