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Revue de presse

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso quittent officiellement la CPI

CContributeur2 min de lecture
1er sommet des chefs d'État à Niamey.   capture d'écran google
1er sommet des chefs d'État à Niamey. capture d'écran google

En septembre 2025, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont conjointement annoncé leur intention de se retirer du Statut de Rome de la CPI qu'ils accusent de politiser les questions de droits humains. C'est désormais chose faite. 

Les 3 pays ont exprimé l'intention de créer un tribunal pour le sahel et le 18 Juin 2026, le Niger a officialisé son retrait de l'institution dans un courrier adressé au secrétaire général de l'ONU. Le Mali et le Burkina Faso ont fait de même le 24 Juin 2026. 

Dans un article de Amnesty International , Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, a déclaré : 

« Cette décision des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger menace de priver des milliers de victimes de la possibilité d’obtenir vérité, justice et réparations. Depuis plus d’une décennie, Amnesty International recense les crimes relevant du droit international commis contre des civil·e·s lors des conflits qui affectent chacun de ces pays. Bon nombre de ces crimes pourraient relever de la compétence de la CPI.» 

« Amnesty International a également exhorté à plusieurs reprises ces gouvernements à renforcer leurs systèmes judiciaires, afin qu’ils puissent enquêter, poursuivre et mener des procès équitables pour toutes les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire. Cependant, l’impunité continue de régner, pour les crimes commis par toutes les parties au conflit. 

 

Pour rappel, la décision de ratifier un traité ou de s'en retirer est un acte unilatéral qui découle directement de la souveraineté des États. Avant eux, le Burundi (2017) et les Philippines (2019) ont exercé ce même droit. L'article 127 du Statut de Rome prévoit explicitement que tout État partie peut se retirer du traité en adressant une notification écrite au Secrétaire général des Nations unies.

Sujets :Actualité
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