Le retour de Trump à la maison blanche a été marqué par plusieurs évènements, en particulier les droits de douanes, et l'AGOA en a fait les frais pour un moment. En juillet 2015, le président américain Obama signe son prolongement jusqu'en 2025, mais n'a pas été reconduit par le président Donald Trump à sa date d'expiration en septembre 2025. Le vendredi 7 août 2026, le Sénat américain a voté sa prolongation, avec effet rétroactif, jusqu’à fin décembre 2028. Il faut toutefois un vote de la Chambre des représentants puis de la promulgation par Donald Trump pour l'effectivité de la prolongation. Le nature rétroactive permettra de rembourser les taxes douanières payées par les entreprises africaines pendant les mois de suspension (octobre 2025 à janvier 2026).
Pourquoi cette prolongation ?
La nature ayant horreur du vide, on assiste naturellement la montée de la coopération commerciale entre la Chine et l'Afrique. En effet, dans le cadre du FOCAC (Forum sur la Coopération sino-africaine), la Chine a exempté de droits de douanes, les produits de 53 pays africains depuis le 1er mai 2026. Pour contrer cela, les États-Unis doivent relancer l'accord.
Pour rappel, l'African Growth and Opportunity Act (AGOA ) est une loi du Congrès américain adoptée en mai 2000 et signée par le président Bill Clinton. Elle permet à des entreprises de certains pays africains d'être exemptées de droits de douanes. L'accord commercial de l'AGOA concerne actuellement 32 pays africains éligibles et la liste exacte est révisée chaque année par la Maison-Blanche selon des critères politiques et de droits de l'homme.
