Durant l’esclavage perpétré par les arabo-musulmans a l’encontre des africains, qui a duré 13 siècles, Zanzibar était un point de vente et d’expédition des africains vers l’Asie et le moyen Orient. Pendant ce même moment, les européens commencèrent à explorer l’Afrique et finirent par soumettre à leur tour les africains à l’esclavage. A la veille des indépendances, il y eut quelques révoltes de gauches à droite et les britanniques, réalisant qu'une autodétermination est inévitable, mettent fin au protectorat et accordent l’indépendance au Zanzibar le 10 décembre 1963.
Mais le climat de tension populaire et politique ne se calme pas. Une révolution éclate et Amani Karume est nommé président du Zanzibar.
Quant au Tanganyika, au lendemain des indépendances, Julius Nyerere, alors premier président, revendique l'unité africaine. Dans cette perspective, il tente de convaincre les dirigeants de Zanzibar à s'associer au Tanganyika afin de construire une seule fédération. Ce dernier organise alors une rencontre avec Abeid Amani Karume afin de trouver un accord politique. Selon les termes de cet accord, les deux pays fusionnent le 24 avril 1964 pour donner naissance à la « république unie de Tanzanie » avec à sa tête les président Julius Nyerere et vice-président Abeid Amani Karume.
Un projet de fédération avec l'Ouganda et le Kenya restera lettre morte. En 1965, une nouvelle constitution est adoptée et Nyerere est élu à la présidence pour cinq ans. Il dirigera le pays jusqu’en novembre 1985.
